Aujourd'hui, nous avons participé à la distillation de rameaux feuillés et séchés d'Origan au centre de formation de l'OFPPT.

La distillation consiste à extraire l'hydrolat (eau parfumée) et de l'huile essentielle. Il existe deux techniques de distillation:

  • la distillation par produits chimiques: les plantes trempent dans l'eau et dans un produit qui possède la faculté d'attirer l'huile essentielle.
  • via un alambic (ici, en inox), c'est cette technique que nous avons utilisées. Il est composé de deux cuves reliées par un tuyau: dans la première l'eau est portée à ébullition à l'aide d'un bruleur à gaz, la vapeur d'eau ainsi crée, traverse l'Origan séché. Cette vapeur devient une vapeur d'hydrolat qui passe par le tuyau dans la deuxième cuve. Cette cuve contient des tuyaux verticaux dans lequel circule l'hydrolat, ils sont trempés dans de l'eau froide, pour que la vapeur d'hydrolat se liquéfie et sort d'un robinet à la base de la cuve.

Cette opération durant 6h, nous avons visité le parc exotique de Bouknadel à coté du centre de formation

" C'est la poésie qui recrée les paradis perdus, la science et la technologie, seuls en sont incapables "

Ce parc, ouvert en 1950, a été créé par Marcel FRANCOIS. Agronome français né en 1900 et habitant à Paris, il cultivait des plantes aquatiques. Après la 2nde Guerre Mondiale, il introduit la culture des plantes aquatiques au Maroc. Marcel François réalise son rève d'enfance, créer un jardin exotique mettant en scène des paysages naturels des différents continents. Ce jardin n'utilise aucun pesticide, ni engrais chimique. Il écrit un livre intitulé '' Le monde à l'envers'' et rentre en France en 1985 après avoir vécu 35 ans au Maroc. Il disparait en 2000.

Le jardin est maintenant géré par la Fondation d'éducation à l'environnement de Mohamed VI. Il  est utilisé comme circuit pédagogique environnemental pour sensibiliser les jeunes en formation vis à vis du recyclage des déchets, la biodiversité, la faune et la flore, le développement durable ainsi que la plante en générale. Le jardin est classé au ministère des Beaux-Arts. 

Un ingénieur forestier nous a expliqué que l'Eucalyptus a beaucoup été planté, au détrimens des forêts de chênes lièges, pour son tanin et la fabrication de pâte à papier. Cet arbre créé de l'eucalyptine, une substance qui aseptise le sol.

C'est pour cela que le créateur du jardin l'a planté en face d'un Ficus capensis, un arbre qui produit des fruits stériles qui enrichissent le sol en matières organiques.

Le chêne liège marocain est le seul dans tout le bassin méditéranéen à produire un gland doux et comestible. La quantité de pluie détermine l'acidité des glands des chênes lièges, en effet, une quantité de pluie inferieure à 450mm, comme au Maroc, donnera un gland doux alors qu'une quantité supérieur à 450mm de pluie donnera un gland acide.

Deux types de liège, sont issus des chênes lièges, la première écorce, appelée écorce mâle, une fois démasclée ( récoltée ) est utilisée comme combustible. Neuf ans après, la deuxième écorce ( appelé écorce femelle), plus souple, est utilisée pour les bouchons, isolant thermique et autres création de liège.

Nous avons par la suite déjeuner au centre de l'OFPPT, au menu, COUSCOUS !!!! ( Super-giga-extra-méga bon d'ailleurs )

Nous avons profité de l'opportunité offert par l'ingénieur forestier de visiter le centre équestre du prince héritier Moulay Al Hassan.

Arrivés sur le site, un immense espace arboré avec un grand complexe destiné à l'éducation et aux concours équestres nous attendait. Les formations proposées vont de la cuisine à l'entretien d'espaces verts en passant par les métiers touchant l'équitation tels que celui de maréchal-férrand et de jockey. Le site a ouvert en 2010.

Ce soir, au programme de nouveau du couscous mais celui là au riad. Nous allons le partager avec un prètre salésien autrefois au LHP de Pressin qui s'est installé au Maroc : le père Saenen.